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Une charte graphique de TPE tient en six éléments, pas soixante pages : les versions du logo, les couleurs avec leurs références papier et écran, deux polices, les règles d’usage du logo, deux ou trois gabarits prêts à l’emploi, et les fichiers sources. Quelques pages suffisent, à condition qu’elles soient utilisables sans graphiste.
Quand on parle de charte graphique à un artisan ou à un commerçant, l’image qui vient est celle d’un document de soixante pages fait pour une multinationale. C’est effectivement inutile à votre échelle.
Ce qui est utile, en revanche, c’est d’éviter que chaque nouveau support parte dans une direction différente : un flyer fait par un cousin, une publication réseaux sociaux improvisée, un marquage de véhicule avec un autre bleu. En trois ans, plus personne ne vous reconnaît.
Parce que la reconnaissance se construit par la répétition. Un client qui voit votre camion, votre devis et votre publication Facebook doit comprendre en une seconde qu’il s’agit de la même entreprise. C’est ce qui donne l’impression d’une structure solide, même à quatre personnes.
Il y a aussi une raison pratique : une charte fait gagner du temps. Sans elle, chaque support demande de rediscuter les couleurs, de chercher le bon fichier de logo, de choisir une police. Avec elle, la question est réglée une fois pour toutes, et n’importe quel prestataire produit un support cohérent sans vous solliciter.
Couleur, noir, blanc pour les fonds sombres, une version horizontale et une version compacte pour les formats étroits et les avatars de réseaux sociaux. Le tout en fichiers vectoriels, qui s’agrandissent sans perte.
Une couleur ne s’écrit pas d’une seule façon. Il faut la référence CMJN pour l’impression, l’hexadécimal pour le web, le Pantone si votre marque le justifie, et le RAL pour la peinture et la signalétique. Sans ces quatre valeurs, votre bleu changera d’un support à l’autre.
Une pour les titres, une pour le texte courant. Choisissez-les disponibles librement, sinon vous paierez une licence à chaque nouveau prestataire. Précisez les graisses utilisées.
La zone de protection autour du logo, sa taille minimale, et ce qui est interdit : le déformer, changer ses couleurs, l’incliner, le poser sur un fond qui le rend illisible. Une page avec des exemples barrés vaut mieux qu’un paragraphe.
Un modèle de document, un modèle de publication réseaux sociaux, un modèle de signature d’email. Livrés dans un format que vous pouvez ouvrir vous-même. C’est la partie que les TPE utilisent le plus.
Ils vous appartiennent. Ils vous permettent de faire évoluer votre identité avec nous ou avec quelqu’un d’autre, sans repartir de zéro.
Une charte d’entreprise complète prévoit des règles pour la papeterie internationale, les codes de tonalité rédactionnelle, l’iconographie, les animations, la signalétique de bâtiment. Tout cela a du sens pour une marque nationale, pas pour une entreprise de quinze personnes dans la Loire.
De même, les longues justifications sur le sens du symbole et les valeurs de la marque peuvent rester dans la discussion. Ce qui compte dans le document, c’est ce qui est actionnable : des fichiers, des valeurs de couleur, des règles claires.
Notre règle : si une page de la charte n’est jamais ouverte dans l’année, elle n’aurait pas dû être écrite.
Une charte rangée dans un dossier ne sert à personne. Trois réflexes suffisent.
Envoyez-la à tout nouveau prestataire, dès le premier échange. Un imprimeur, une agence, un poseur d’enseigne y trouveront tout ce dont ils ont besoin sans vous relancer.
Gardez les fichiers dans un endroit accessible depuis n’importe quel poste. Le logo introuvable au moment de faire une affiche est la cause la plus fréquente des dérives.
Faites-la évoluer quand votre activité évolue. L’ajout d’un service, d’une couleur pour une gamme, d’un nouveau format récurrent se documente en une demi-journée. C’est ce qu’on fait pour nos clients de longue date, parfois plusieurs années après la création initiale.
Entre huit et vingt pages, selon le nombre de supports que vous utilisez. Ce qui compte n’est pas le volume mais l’utilisabilité : votre imprimeur doit y trouver ses valeurs CMJN en dix secondes.
Non, la charte se construit autour du logo. Si le vôtre n’existe qu’en JPEG de mauvaise qualité, on commence par le redessiner en vectoriel, ce qui est souvent l’occasion de le moderniser.
Elle donne les couleurs, les polices et les règles du logo, que le site applique. Les composants du site lui-même, boutons, formulaires, gabarits de page, relèvent de la conception du site, en cohérence avec la charte.
Vous. À la livraison, vous recevez les sources et les exports. Une charte que vous ne pouvez pas transmettre à un autre prestataire n’a pas rempli son rôle.
Une identité qui part dans tous les sens ?
On remet de l'ordre : versions du logo, couleurs référencées, polices, gabarits. Un document court et utilisable. Réponse sous 48 h.
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