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Les photos d’un site internet d’entreprise se répartissent en deux familles. Les images de banque conviennent aux illustrations d’ambiance et aux articles de blog. Elles desservent les pages qui doivent prouver quelque chose : équipe, atelier, réalisations, produits. Sur ces pages, une photo réelle même imparfaite convainc mieux qu’une image parfaite reconnue ailleurs.
Un visiteur reconnaît une photo de banque d’images en une fraction de seconde, même sans savoir pourquoi. L’éclairage est trop propre, les gens sourient trop, personne ne porte de vêtement de travail usé. Le message envoyé est involontaire mais clair : cette entreprise n’a rien montré d’elle.
Voici comment on tranche sur les projets qu’on construit, et comment préparer un shooting qui serve vraiment.
Sur trois types de pages, elle coûte des demandes.
La page équipe. Des visages inconnus en costume sur fond blanc, quand vous êtes quatre dans un atelier, produisent l’effet inverse de celui recherché. Le visiteur cherche à savoir à qui il aura affaire.
Les réalisations. Une page de projets illustrée par des images achetées ruine la crédibilité de l’ensemble, y compris des projets réels présentés à côté.
Les pages de zone. Une photo de ville prise dans une banque d’images, sur une page qui prétend démontrer votre ancrage local, est contre-productive. Une photo de votre camion devant un chantier de la commune vaut mille fois mieux.
À l’inverse, une illustration d’ambiance en tête d’article de blog ne trompe personne et ne prétend rien. Là, la banque d’images fait son travail.
Un shooting utile ne consiste pas à faire de belles photos, mais à couvrir des besoins identifiés à l’avance. On établit la liste avant de sortir l’appareil.
On tourne toujours en format horizontal et vertical du même sujet : les réseaux sociaux et les bandeaux de site n’ont pas les mêmes proportions, et recadrer une photo mal cadrée fait perdre l’essentiel.
Une demi-journée bien préparée vaut deux journées improvisées.
Rangez, mais ne stérilisez pas. Un atelier propre inspire confiance, un atelier vide n’inspire rien. Laissez les machines en fonctionnement et les matières en place.
Prévenez l’équipe. Les gens photographiés sans être prévenus le montrent sur le visage. Une information la veille suffit à détendre tout le monde. Prévoyez les tenues de travail propres et les équipements de protection : sur un chantier, une photo sans casque est inutilisable.
Choisissez l’heure selon la lumière. Milieu de matinée ou fin d’après-midi pour l’extérieur. En atelier, on compose avec l’éclairage existant plutôt que de tout écraser au flash.
Pensez au droit à l’image. Une autorisation écrite pour les personnes reconnaissables, et l’accord du client pour les chantiers et les produits qui ne sont pas les vôtres. Ça évite de devoir retirer une photo deux ans plus tard.
Un jeu de photos bien fait sert trois à cinq ans, à condition d’éviter ce qui date : les écrans d’ordinateur visibles, les véhicules dont le modèle sera renouvelé, les tenues à l’ancien logo, les affiches saisonnières en arrière-plan.
Prévoyez une petite session complémentaire quand l’équipe change ou qu’un nouvel équipement arrive, plutôt qu’un shooting complet tous les deux ans. Et conservez les fichiers originaux en pleine résolution : une photo de site en 1200 pixels ne pourra jamais servir sur une bâche ou dans un catalogue.
Sur les projets où nous construisons le site et les supports imprimés, nous photographions au moment du cadrage, et les mêmes images servent des deux côtés. C’est plus cohérent, et ça évite de payer deux fois.
Pour les portraits et les vues d’ensemble, cela fait une vraie différence. Pour des photos de chantier au fil de l’eau, un téléphone récent bien utilisé suffit, à condition de soigner la lumière et le cadrage.
Oui, à condition que les images achetées restent sur les pages d’illustration et que les pages de preuve soient entièrement réelles. Le mélange sur une même page se remarque.
On cherche l’angle : le moyen de production, le contrôle qualité, le détail de matière, la main au travail. Une compétence invisible se montre par son environnement, c’est ce qu’on fait pour les entreprises industrielles.
Si elles sont mises en ligne telles quelles, oui : une photo d’appareil pèse plusieurs mégaoctets. On les redimensionne et on les convertit dans un format léger avant publication, sans perte visible.
Un site à illustrer pour de vrai ?
Nous venons photographier vos locaux, votre équipe et vos réalisations, et les mêmes images servent au site et à vos imprimés.
Parler de votre projet