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Choisir un support d’impression extérieur revient à arbitrer entre trois matières. La bâche PVC convient aux visuels temporaires et aux grandes surfaces, le Dibond aux panneaux permanents et aux enseignes, l’adhésif aux vitrines et aux véhicules, le PVC expansé aux usages courts et abrités. Le choix se fait sur trois critères : la durée d’exposition, le support de fixation et le vent.
Un visuel extérieur mal choisi se voit vite : une bâche qui claque et se déchire au premier coup de vent, un panneau qui se décolore en une saison, un adhésif qui se soulève aux angles. Ce ne sont pas des accidents, ce sont des erreurs de support.
Voici comment on choisit, dans notre atelier, en fonction de ce que le visuel doit endurer.
Comparatif
Ce que chaque support supporte réellement
| Support | Usage et tenue |
|---|---|
| Bâche PVC | Grandes surfaces, chantiers, événements. Souple, œillets de fixation. Deux à trois ans en exposition permanente. |
| Dibond | Panneaux et enseignes permanents. Rigide, léger, insensible à l’humidité. Cinq à dix ans. |
| PVC expansé | Panneaux temporaires, intérieur ou extérieur abrité. Économique. Un à deux ans dehors, il se voile au soleil. |
| Adhésif | Vitrines, véhicules, murs lisses. Monomère pour le court terme, polymère ou coulé pour les surfaces courbes et la durée. |
Deux facteurs pèsent autant que le matériau : l’encre et le laminage. Une impression avec encres UV ou latex tient nettement mieux au soleil, et un film de protection ajouté par-dessus prolonge la durée de vie, surtout sur les adhésifs de véhicule qui subissent les lavages.
C’est le point que l’on sous-estime le plus. Une bâche pleine de grande dimension se comporte comme une voile. Sur une façade ou une clôture exposée, elle arrache ses fixations, et parfois le support avec.
Deux solutions. La bâche microperforée, percée de milliers de trous minuscules, laisse passer l’air et réduit fortement la prise au vent, au prix d’une légère perte de densité des couleurs. Ou la multiplication des points de fixation, avec des œillets tous les 50 cm au lieu du mètre, et des tendeurs élastiques plutôt que des liens rigides.
Pour un panneau rigide en bord de route, le calcul se fait sur la structure porteuse, pas sur le panneau lui-même. C’est un point qu’on regarde sur place avant de produire.
Le soleil. Il décolore, et pas uniformément : les rouges et les magentas partent en premier, ce qui fait virer les images vers le vert et le bleu. Une exposition plein sud sur une façade claire double la vitesse du phénomène.
L’eau et le gel. Ils s’attaquent aux bords et aux découpes. Sur un PVC expansé mal protégé, l’eau s’infiltre par la tranche et fait gonfler le matériau.
Le nettoyage. Un karcher à faible distance décolle un adhésif en quelques passages. Sur un véhicule marqué, on recommande le lavage à la main ou un rouleau doux, en évitant le jet direct sur les bords.
Le bon réflexe consiste à choisir le support selon la durée réellement souhaitée. Un visuel prévu pour six mois n’a pas besoin d’un Dibond, et un panneau d’entreprise censé durer dix ans ne doit pas être en PVC expansé.
Souvent, oui. Une enseigne posée sur votre façade ou une publicité visible depuis la voie publique relève du règlement local de publicité et nécessite généralement une déclaration préalable en mairie. En secteur protégé, aux abords d’un monument historique par exemple, le dossier est plus lourd et l’avis de l’architecte des bâtiments de France peut être requis.
Une bâche de chantier temporaire obéit à des règles particulières, et le panneau d’affichage du permis de construire est lui-même obligatoire et normé.
Nous préparons les dossiers avec nos clients, mais la mairie reste seule à trancher. On a détaillé la question dans notre article sur les autorisations d’enseigne.
Beaucoup moins que pour du papier. Un visuel regardé à trois mètres se prépare en 100 à 150 dpi à taille réelle, une bâche vue de loin peut descendre à 72 dpi. Ce qui compte, c’est la distance de lecture, pas la taille du fichier.
Souvent oui, si elle a été prise en pleine résolution et qu’elle sera regardée à distance. On vérifie le fichier avant de lancer et on vous dit franchement jusqu’à quelle taille il tient.
Trois à cinq ans avec un adhésif coulé et un laminage, moins avec un monomère bon marché. La pose compte autant que le matériau, en particulier sur les surfaces courbes et les rainures.
Oui, dans la Loire et les départements voisins. On prend les mesures sur place, on fabrique et on pose. Pour les envois plus lointains, on fournit un plan de pose clair.
Un visuel extérieur à produire ?
On vient mesurer, on choisit le support qui tiendra la durée voulue, on fabrique et on pose. Réponse sous 48 h.
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