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Les mentions d’un emballage alimentaire vendu en France sont fixées par la réglementation européenne. Il doit porter la dénomination du produit, la liste des ingrédients avec les allergènes mis en évidence, la quantité nette, la date de durabilité, les conditions de conservation, le nom et l’adresse de l’exploitant, l’origine quand elle est exigée, et la déclaration nutritionnelle. Ces mentions sont fixées par le règlement européen INCO.
Nous concevons des emballages pour des producteurs et des fabricants de la région. La réglementation arrive toujours au même moment : quand la maquette est jolie et qu’il faut y faire entrer douze mentions obligatoires.
Anticiper évite de tout redessiner. Voici ce qui doit figurer sur un emballage alimentaire, et la façon dont on l’intègre dès le premier crayon.
Réserve importante : cet article donne un cadre général. Les règles varient selon la catégorie de produit, et leur application relève de votre responsabilité. Pour un cas précis, référez-vous aux textes officiels cités en fin d’article et rapprochez-vous de la DGCCRF ou de la direction départementale en charge de la protection des populations.
Le socle
Les mentions attendues sur un préemballé destiné au consommateur
| Mention | Précision |
|---|---|
| Dénomination du produit | Le nom légal, pas seulement votre nom commercial. |
| Liste des ingrédients | Par ordre de poids décroissant, allergènes mis en évidence. |
| Quantité nette | En grammes, kilogrammes, millilitres ou litres. |
| Date de durabilité | DLC pour les produits périssables, DDM pour les autres. |
| Conservation et utilisation | Température, délai après ouverture, mode d’emploi si nécessaire. |
| Exploitant | Nom ou raison sociale et adresse. |
| Numéro de lot | Pour la traçabilité et le rappel éventuel. |
| Déclaration nutritionnelle | Le tableau des valeurs, sauf exemptions prévues. |
| Origine | Obligatoire dans certains cas, notamment les viandes. |
S’y ajoutent, selon les produits, le titre alcoométrique, la mention des arômes, les avertissements particuliers et l’estampille sanitaire pour les produits d’origine animale.
La réglementation ne dit pas seulement ce qu’il faut écrire, elle dit comment. Les mentions obligatoires doivent être facilement visibles, clairement lisibles et indélébiles. La hauteur des caractères, mesurée sur le x minuscule, ne peut descendre sous 1,2 mm, ramenée à 0,9 mm pour les très petits emballages.
Concrètement, cela change le design. Un contraste faible, un texte blanc sur photo claire, une police condensée à l’excès ne sont pas seulement discutables graphiquement : ils peuvent être jugés non conformes. Les allergènes doivent en outre se distinguer du reste de la liste, par la graisse, les capitales ou le soulignement.
Notre méthode consiste à réserver la zone des mentions dès la première maquette, généralement au dos ou sur une face latérale, et à composer le reste autour. C’est plus confortable que de faire entrer un tableau nutritionnel dans un espace prévu pour un visuel.
Depuis la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, l’information sur le tri a été renforcée. La signalétique Triman accompagnée des consignes de tri s’applique aux produits soumis à une filière à responsabilité élargie du producteur, ce qui concerne la grande majorité des emballages ménagers.
Prévoyez donc l’espace pour ce logo et son texte, ainsi que pour les éventuels labels que vous affichez : agriculture biologique, indications géographiques, certifications. Ces éléments obéissent chacun à leur propre cahier des charges de reproduction, taille minimale et couleurs comprises. Nous les récupérons auprès des organismes plutôt que de les redessiner.
Trois principes appliqués sur tous nos projets d’emballage.
Séparer les faces. La face avant vend, elle porte la marque, le produit et un ou deux arguments. La face arrière informe, elle porte les mentions. Vouloir tout mettre devant produit un emballage illisible qui ne vend rien et informe mal.
Construire une grille réutilisable. Si vous avez une gamme, les mentions doivent occuper la même zone sur chaque référence. Vous gagnez en cohérence en rayon, et la déclinaison d’une nouvelle saveur devient une affaire d’une heure au lieu d’une reprise complète.
Prototyper avant d’imprimer. Un tableau nutritionnel qui tombe sur un pli, une mention masquée par une soudure, ça ne se voit pas sur un écran plat. On monte un exemplaire, on le manipule, on le pose debout. C’est ce qu’on détaille dans notre article sur le prototype de packaging.
Pour l’étiquette seule, les mêmes règles s’appliquent avec des contraintes de support supplémentaires : voyez notre page étiquettes produits.
L’exploitant dont le nom figure sur l’emballage, c’est-à-dire vous. Nous intégrons les mentions que vous nous transmettez et signalons ce qui nous semble manquant, mais la validation finale des informations relève de votre activité.
La date limite de consommation concerne les produits microbiologiquement périssables et s’écrit « à consommer jusqu’au ». La date de durabilité minimale s’écrit « à consommer de préférence avant » et signale une perte de qualité, pas un risque sanitaire.
Un produit préemballé destiné au consommateur final relève des mêmes obligations, qu’il soit vendu en grande surface ou sur un marché. Les produits vendus en vrac ou emballés à la demande suivent des règles différentes, notamment pour l’affichage des allergènes.
Nous ne délivrons pas d’avis réglementaire. Nous connaissons les mentions courantes, nous les intégrons proprement et nous vous alertons sur ce qui paraît absent. Pour un contrôle formel, adressez-vous à un organisme compétent ou à la DGCCRF.
Un emballage à concevoir ?
On dessine la face qui vend et la face qui informe, avec les mentions intégrées dès la première maquette. Réponse sous 48 h.
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