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Refaire son logo quand il est installé depuis des années se joue sur un arbitrage : garder ce que vos clients reconnaissent, corriger ce qui a vieilli. Dans la plupart des cas, une retouche de la typographie, des couleurs et des proportions suffit. Une refonte complète ne se justifie que si l’activité ou le positionnement a réellement changé.
Un logo qui a vingt ans n’est pas forcément un mauvais logo. Il porte de la reconnaissance, il est sur vos véhicules, vos enseignes, vos documents. Le jeter revient à effacer ce capital, parfois pour rien.
On a fait les deux : des retouches légères qui ont réglé le problème, et des refontes complètes qui étaient nécessaires. Voici comment on décide, et ce qu’il faut prévoir derrière.
Trois questions permettent de décider en dix minutes.
Votre activité a-t-elle changé ? Si vous êtes passé d’un métier à un autre, ou si vous vous adressez à une clientèle différente, le logo doit suivre. Si vous faites le même métier avec les mêmes clients, il n’y a pas de raison de repartir de zéro.
Vos clients vous reconnaissent-ils par ce logo ? Si votre nom circule depuis des années dans un bassin comme la Loire, votre signe visuel fait partie de votre réputation. On le fait évoluer, on ne le remplace pas.
Qu’est-ce qui gêne exactement ? Souvent, ce n’est pas le dessin : c’est une typographie datée, des couleurs qui ont mal vieilli, un effet de relief des années 2000, ou un fichier de mauvaise qualité qu’on ne peut plus agrandir. Ces quatre problèmes se règlent sans toucher à la forme.
On garde la structure et le symbole, on reprend le reste. La typographie est remplacée par une police contemporaine et lisible en petite taille. Les couleurs sont réajustées et déclinées proprement pour le papier et l’écran. Les proportions sont revues pour que le logo tienne aussi bien sur une carte de visite que sur une bâche de chantier. Les effets superflus, ombres portées, dégradés, contours multiples, disparaissent : ils passent mal en petit et en une seule couleur.
Le résultat est reconnaissable par vos clients au premier coup d’œil, mais il ne paraît plus daté. C’est ce qu’on a fait pour plusieurs entreprises industrielles de la région, dont l’atelier existait depuis des décennies et dont le nom était installé.
Un logo seul ne sert à rien s’il n’est pas décliné. Une fois validé, on produit les versions dont vous aurez besoin dans les trois ans.
Ces éléments constituent le socle d’une charte graphique. Sans eux, chaque nouveau support repart dans une direction différente et votre identité se dilue en deux ans.
Ne changez pas tout du jour au lendemain, et surtout ne laissez pas traîner les deux versions pendant deux ans. La méthode qui fonctionne consiste à basculer d’abord ce qui est visible et peu coûteux à refaire : site internet, réseaux sociaux, signature d’email, papeterie. Puis à remplacer les supports durables au fil de leur renouvellement : véhicules, enseignes, panneaux.
Prévenez vos clients, simplement. Une publication qui montre l’avant et l’après, avec une phrase sur ce qui ne change pas, suffit. Les entreprises qui perdent en reconnaissance sont celles qui changent en silence et qui laissent leurs clients se demander s’ils sont au bon endroit.
Et pensez au référencement : si votre logo change en même temps que votre site, assurez-vous que les redirections sont en place. Un changement d’identité mal accompagné techniquement peut coûter des positions durement acquises.
Comptez trois à cinq semaines entre le premier échange et les fichiers finaux : un temps de recherche, deux ou trois propositions, les ajustements, puis les déclinaisons. Une retouche légère va plus vite qu’une création complète.
Oui, et c’est parfois pertinent pour une entreprise ancienne : une mention de la date de création, une version historique sur une page d’entreprise. Ce qui compte, c’est qu’un seul logo serve à vous identifier au quotidien.
C’est fréquent sur les logos anciens. On redessine le logo en vectoriel à partir de ce qui existe, une photo d’enseigne ou un vieux document imprimé. Vous récupérez enfin des fichiers propres, exploitables dans tous les formats.
Oui. À la fin du projet, vous recevez les fichiers sources et les exports, et vous pouvez les faire évoluer avec nous ou avec quelqu’un d’autre.
Un logo qui a vieilli ?
Nous vous disons honnêtement si une retouche suffit ou si le logo mérite d'être repensé, avant tout devis. Réponse sous 48 h.
Faire le point sur mon logo