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Bon à tirer : ce qu’il faut vérifier avant de valider

Le bon à tirer, souvent abrégé BAT, est le document que vous validez avant le lancement de l’impression. Votre signature transfère la responsabilité : ce qui est validé sera imprimé tel quel, faute comprise. Il se relit dans un ordre précis, en commençant par les informations de contact et les chiffres.

Bon à tirer : ce qu’il faut vérifier avant de valider

C’est le moment le plus important d’un projet imprimé, et souvent le plus expédié. On reçoit des BAT signés en quatre minutes sur un catalogue de 48 pages. Parfois ça passe. Parfois on réimprime 3 000 exemplaires parce qu’un numéro de téléphone comportait un chiffre en trop.

Voici la méthode qu’on transmet à nos clients, dans l’ordre où on la pratique nous-mêmes.

Que valide-t-on exactement en signant un BAT ?

Tout ce qui est visible sur le document : les textes, les images, la mise en page, les couleurs telles qu’elles apparaissent sur l’épreuve fournie, le format et le façonnage décrit. Le BAT est la dernière étape où une correction ne coûte rien.

Une fois lancée, une impression ne se corrige pas. Les plaques sont gravées, le papier est engagé, la machine tourne. C’est pour ça que le mot est aussi net : bon à tirer.

Dans quel ordre relire ?

L’erreur classique consiste à commencer par le design, qui est ce qu’on remarque en premier. Commencez par ce qui coûte le plus cher à corriger après coup.

1. Les informations de contact

Téléphone, adresse, adresse email, site internet. Chiffre par chiffre, caractère par caractère. Composez le numéro depuis votre portable, ouvrez l’adresse dans un navigateur. C’est la première cause de réimpression.

2. Les chiffres et les dates

Tarifs, horaires, dates d’événement, références produit, codes. Un jour de la semaine qui ne correspond pas à la date, ça arrive plus souvent qu’on ne croit.

3. Les noms propres

Noms de personnes, de sociétés partenaires, de communes. Un nom mal orthographié sur un support officiel se remarque immédiatement par la personne concernée.

4. Les mentions obligatoires

Selon le support : mentions légales, numéro SIRET, mentions de tri, allergènes, mentions sanitaires. Nous les intégrons, mais leur exactitude relève de votre activité.

5. Le texte courant

Relisez à voix haute, ou faites relire par quelqu’un qui n’a pas participé au projet. Un auteur ne voit plus ses propres coquilles au bout du troisième passage.

6. La mise en page et le façonnage

Sens de lecture, ordre des pages, emplacement des plis, position de la reliure. Sur un dépliant, demandez un pliage à blanc si vous avez un doute.

Ce que personne ne pense à vérifier

Trois points reviennent régulièrement dans les corrections de dernière minute.

Les césures et les veuves. Un mot coupé en fin de ligne d’une façon disgracieuse, ou un mot seul en haut d’une colonne. Ce n’est pas une faute, mais ça donne un aspect négligé sur un document commercial.

La cohérence entre les supports. Si vous imprimez une plaquette et des cartes en même temps, vérifiez que l’adresse et le logo sont identiques sur les deux. Les fichiers ont parfois des origines différentes.

Ce qui n’est pas dans le BAT. Le papier, la finition, la quantité, le façonnage. Ces éléments figurent sur le devis, pas sur l’épreuve. Relisez-les en parallèle : un vernis sélectif oublié au devis ne sortira pas parce qu’il est joli sur la maquette.

Épreuve écran ou épreuve papier ?

Une épreuve écran, un PDF envoyé par email, suffit pour valider les textes et la mise en page. Elle ne dit rien de fiable sur les couleurs, puisque votre écran a son propre réglage.

Une épreuve papier, sortie sur un système calibré, engage sur le rendu chromatique. On la recommande dès que la couleur est un enjeu : packaging, charte de marque, reproduction d’un produit, catalogue photo. Sur un flyer d’événement, l’épreuve écran suffit généralement.

Dans les deux cas, prenez le temps. Un BAT relu tranquillement le lendemain matin vaut mieux qu’un BAT signé à 19 h entre deux rendez-vous.

Questions fréquentes

Le délai est indiqué avec le planning. Retenez surtout que le temps passé sur le BAT décale la livraison d’autant : la machine ne démarre qu’après votre retour. On cale le rétroplanning avec vous dès le départ.

Oui. Les corrections liées à une erreur de notre part sont reprises sans discussion. Les modifications de contenu venant de votre côté sont normales aussi, à condition qu’elles arrivent avant validation et non après.

Si elle figurait sur le BAT signé, la réimpression est à votre charge. Si elle vient d’une erreur de production, elle est pour nous. C’est précisément le rôle de cette signature de trancher la question à l’avance.

Pas obligatoirement, mais on vous le propose. C’est l’occasion de vérifier qu’aucune information n’a changé depuis, un numéro, une adresse, une mention légale.

Un projet imprimé à lancer ?

Nous vous remettons un planning clair, un BAT à relire tranquillement, et une impression réalisée dans notre atelier. Réponse sous 48 h.

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